Clermont-Soubiran
La mémoire de la commune
Clermont-Soubiran est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).
Au fil de l’histoire
Situé sur le passage de la voie romaine dite « Clermontoise », le village est une ancienne place forte, qui reçut une charte de coutumes en 1262.
La seigneurie, puis baronnie (en 1208) de Clermont-Soubeyran (Clermont-Dessus), appartient depuis le haut Moyen Âge à la maison de Durfort. C'était une des quatre baronnies « de chaise » de l'évêché d'Agen, dont les seigneurs avaient le devoir (ou privilège ?) de porter chaque nouvel évêque dans sa cathédrale le jour de son intronisation. Elle est partagée (par mariage en 1270) avec la maison de l'Isle-Jourdain, puis passe par échange (1375) au comte Jean II d'Armagnac.
Le Comte d'Armagnac Jean V ayant conspiré contre Charles VII (mort en 1461), puis à nouveau contre Louis XI, la baronnie fut confisquée par celui-ci et donnée (dès 1463 ?) à Robert de Balsac (1440-1503), baron d'Entragues, avec Malause et le quart de la seigneurie d'Astaffort. De ses secondes noces avec Antoinette, fille d'Antoine de Castelnau-Bretenoux-Caylus, vint Pierre de Balsac (ca 1480, + après 1531), qui épousa (par rapt) Anne Malet de Graville, fille de l'Amiral (leurs descendants héritèrent plus tard du comté de Graville).
Ils eurent Guillaume de Balsac (1417-1555), époux de Louise, fille de Jean II d'Humières, d'où Charles le Jeune de Balsac (1542- tué à la bataille d'Ivry le 14 mars 1590), marié à Hélène de Meuillon (veuve de Charles de Gondi) ; enfin leur fils Henri de Balsac (dates mal connues), comte de Graville, fut créé marquis de Clermont-Sousbiran (dit aussi d'Entragues) en janvier 1617 ; mais de son mariage avec Louise Luillier, il ne laissa que deux filles, et le marquisat dut s'éteindre avec lui (bien que la justice ait continué d'être exercée). La cadette Marie de Balsac (1617-1691), qui hérita des biens de sa sœur aînée Louise-Françoise, morte sans enfants en 1682, avait épousé en 1651 le comte de Marchin (alias Marsin ou Marcin), d'où vint Ferdinand (1656-1706), Maréchal de France. Malheureusement, celui-ci fut très négligent dans ses affaires, et ne laissa que des dettes.
Le domaine passa ensuite aux familles de Gasquet (1712), de Picot (1774), puis à un gendre (marié en 1784), le général de Lameth (qui fut président de l'Assemblée Nationale), et aux Nicolaÿ. Il fut finalement vendu à la famille de Laborie.
Les origines du nom
La commune s'appelait Clermont-Dessus jusqu'en 1972. Elle a repris son nom ancien, d'origine occitane.
Un patrimoine à découvrir
Château de Clermont-Soubiran inscrit au titre des monuments historiques ;
Église Sainte-Victoire de Clermont-Soubiran ;
Église de Coupet ;
Église Saint-Pierre de Saint-Pierre-de-Malaure ;
mairie entièrement rénovée en 1992.
Des vies liées à la commune
Robert de Balsac ;
Famille de Durfort : Raymond-Bernard de Durfort ;
Le paysage et le village
Commune située en Agenais entre Agen et Moissac à 5 km au nord-ouest de Valence-d'Agen, regroupant les hameaux de Coupet, Laspeyres.
Clermont-Soubiran est limitrophe de huit autres communes. Les communes limitrophes sont .
La superficie de la commune est de 1 039 hectares ; son altitude varie de 45 à 188 mètres.
